Figures de style – Textes et photos

Figures de style, un livre photo et texte à lire !!

Figures de style – Textes et photos
Figures de style – Textes et photos

Texte de Serge Koster- auteur des textes du livre

« Ces nymphes, je les veux perpétuer. » Ainsi s’exprime le Faune de Mallarmé, dans un poème célèbre mis en musique avec sensualité par Debussy. J’avais en tête ces correspondances artistiques pendant que je scrutais avec un intense plaisir les photos que Jean-Jacques Morize avait réalisées, habité qu’il était par la grâce des jeunes filles que son talent exaltait. Il s’agissait pour moi de transposer en mots, sans l’affaiblir dans un réalisme trivial, le charme enchanteur que ces images sécrètent.
Je me suis souvenu que la littérature peut, et même doit être un passeport de beauté et qu’elle possède les ressources de ce processus magique : cela s’appelle la rhétorique, ou, mieux, les fleurs du discours, qu’on désigne aussi sous le vocable de figures.
Qu’est-ce qu’une figure ? Une personne – premier sens. Un ornement du langage – deuxième sens. Perpétuer ces nymphes, c’est leur rendre un double hommage : les saisir dans l’éclat de lumière de l’appareil photographique, les nommer d’une formule stylistique qui les ancre dans les harmonies de notre mémoire. Les voilà animées par notre désir, qu’elles perpétuent – admirable échange.
L’ambition de ce livre est de toucher ce qui, en nous, aspire, selon la belle expression de Pascal Bruckner, à une « brève éternité » de la chair.

Serge KOSTER


Ce que je donne à voir ici est une image de la femme, resplendissante dans sa beauté. Sans voile, nue, sans fausse pudeur, attirante et conquérante.

La sensualité, les attitudes, les regards, la grâce, le charme et le rêve.

Pas de vulgarité ni de pornographie, pas même d’exhibitionnisme, seulement de la générosité. Un cadeau, une offrande, sans calcul, sans fard avec l’innocence que procure la nudité quand elle est sincèrement assumée, généreuse vénusté.

Naturelle ou sophistiquée, classique au sens antique du mot ou mise en scène par l’ajout d’accessoires suggestifs, chacun fera son choix et y trouvera son compte.

La perception de l’image peut être, soit immédiate, satisfaisante en elle-même, soit au-delà, imaginative et suggestive dépassant les apparences.

Reste le mystère de la séduction. Enigmatiques et impénétrables, ces images touchent notre imaginaire, faisant naître en nous des sensations d’admiration et de désir, voire de fantasmes…

Elles invitent au rêve et d’onirique, elle devient érotique, laissant à chacun son esprit vagabonder. Le spectateur devient acteur de son propre ressenti.

Dans les années quatre-vingt, dans la presse spécialisée, on appelait ce genre de clichés “Photos de charme“. Le terme était bien choisi. Pas question de pornographie mais plutôt d’érotisme, ce qui était vrai et plus joyeux.

Cette inclination pour l’amour des femmes ou plus précisément du “Féminin“ avec une majuscule, ne se limite pas à la contemplation des corps exposés nus devant l’objectif du photographe. On y trouve une recherche d’esthétisme, de mise en valeur du corps cherchant à le transcender dans sa beauté et sa plénitude. Intemporelle et immortalisée sur papier glacé. 

Les femmes pensent et agissent en toute liberté, belles, charmantes, charmeuses, séductrices et inaccessibles…

Voilà qui méritent admiration et respect.

Erotiques, poétiques, romantiques, passionnés, voluptueux, amoureux et parfois humoristiques…, les auteur(e)s des textes choisis, citations, petites phrases, pensées, réflexions et autres aphorismes témoignent, chacun et chacune avec leur sensibilité de leur amour de la femme et de la beauté féminine.

Jean-Jacques Morize